Péninsule de Banks et Christchurch

Ile du Sud – 09/2018

Il ne nous reste que 2 semaines avant la fin de notre long séjour en Nouvelle-Zélande. Avant de finir par Auckland, nous décidons de visiter la Péninsule de Banks, connue notamment pour son village « français », Akaroa.

Sur le chemin, nous passons par Hokitika, petite ville sur la côte et …Pinaise! …Springfield.

Hokitika

Nous avons besoin de nous poser. Nous nous arrêtons à Hokitika pour 2 nuits au camping « Shining Star », près de la plage, calme et sympathique. Cela nous permet de faire une grosse lessive et d’avancer sur notre blog. Le soir, après dîner, nous traversons la rue pour aller observer les vers luisants.

Springfield

Nous prenons la route d’Arthur Pass qui traverse les gorges d’Okito. Les montées et descentes sont raides. Je dois utiliser le changement de vitesse de la boîte automatique. Une 1ère pour moi !

Tout d’un coup, Jérôme s’excite à la vue du panneau annonçant «Springfield». Il veut absolument que je m’arrête pour prendre en photo le panneau. Pétard ! Mais qu’est-ce qu’il a encore ?

Il m’a fallu bien 5 min pour enfin comprendre le pourquoi du comment, notamment en passant devant une sculpture d’un énorme donut. 

Ben oui ! Les Simpsons ! Et pour rester dans l’ambiance, on déjeune dans un restaurant dont le code wifi commence par Marge. Évidemment, cela ne peut parler qu’aux connaisseurs de la famille la plus folle dingue et attachante des USA.

Nous arrivons sur la Péninsule de Bank et continuons notre route vers Akaroa, petit village aux couleurs françaises. Dés notre arrivée, nous ne pouvons pas manquer les enseignes d’inspiration française ou drapeaux tricolores.

Akaroa, village frenchy

Nous nous installons au camping gratuit près du port et partons découvrir le village. Jérôme a repéré le musée gratuit et veut le visiter tout de suite. Mais après 3h de route, je commence à piquer du nez et je ne reste pas tellement concentrée sur ce que je vois. On décide d’y retourner plus tard dans la semaine et de prendre notre temps. Retour au van et sieste. 

Le lendemain matin, le temps s’est couvert et le vent souffle méchamment. Pas de randonnée aujourd’hui. On a repéré une boulangerie « française » qui propose des croissants et baguettes fraîches. On ne vous cache pas qu’après plusieurs mois à déguster des déclinaisons de plats autour du riz et désormais ici des plats orientés « junk food »,  on rêve de saveurs bien de chez nous… Je sais, ça fait très chauvin, mais là, on bave. 

Nous savourons un petit-déjeuner à la française…bien que le croissant manque de beurre. Ensuite, au déjeuner, on s’enfile la baguette avec un bon pâté de campagne acheté à la boucherie/charcuterie, « Rue Lavaud », tenue par Eric. On s’est régalé avec peu et ça fait du bien ! Clairement, tout ça nous a coûté un bras, mais on ne regrette pas 😜. Pour le dessert, Jérôme a flashé sur un vendeur de gaufres. Trop marrant ce lieu : le gérant tient à la fois une quincaillerie, une jardinerie et un stand de gaufres avec quelques tables dehors au soleil. Nous sommes agréablement surpris : les gaufres sont très bonnes. 

Monument du souvenir - Akaroa
Monument du souvenir des soldats des 1ère et 2de guerres mondiales

On finit par la visite du musée. Ses expositions sur la vie des pionniers, l’histoire d’Akaroa et les colons français sont intéressantes. On découvre pourquoi cette péninsule n’est pas restée française. Bon, en fait, c’est assez simple : qui va à la chasse perd sa place. Les 1ers marins français qui ont découvert la péninsule sont repartis en métropole pour mieux y revenir avec des colons. À leur retour, les Britanniques avaient pris possession des lieux.

Ce qu’on peut en dire, c’est qu’Akaroa surfe sur ce souvenir français depuis les années 60 (c’est bon pour le tourisme !) via ses magasins et restaurants. Mais aucun habitant ne parle français, si ce ne sont les jeunes backpackers qui viennent y travailler ponctuellement.

Akaroa, vue d’en haut

Nous partons randonner vers les sommets des collines environnantes. Et pour ça, nous empruntons le Summit Track (forcément). Le début est un peu compliqué à trouver ; on hésite, on fait demi-tour et enfin, ça y est, nous sommes dans la bonne direction. Il y a 800 de D+ à grimper quand même.

Nous passons au travers de troupeaux de vaches et de moutons, puis, devant une toute petite cabane en bois qui permet de s’asseoir et d’admirer le panorama. À l’horizon, les sommets des collines les plus hautes sont saupoudrés de neige et, sur notre chemin, quelques minuscules plaques achèvent de fondre. Nous arrivons au pic de Stony Baye, terme prétentieux pour ce mont tout rond. On y a une vue magnifique : les collines d’un vert clair où des bosquets d’arbres forment des taches plus foncées, le bleu du bras de mer de la baie d’Akaroa et de l’océan Pacifique, et les genêts jaunes qui embrasent le haut des collines. Une grosse pierre nous protège du vent et nous cale le dos pendant que nous cassons la croûte en parlant des photos anciennes vue au musée. Ces paysages, aussi beaux soient-ils, ont été façonnés par l’agriculture : avant l’arrivée des premiers colons, les collines étaient couvertes d’arbres, tous (presque) rasés pour laisser la place aux troupeaux. Cela dit, la réserve naturelle d’Hinewai veille depuis 30 ans à la protection et la préservation de la végétation et de la faune sauvage, sur les 1250 ha qu’elle possède.

Nous redescendons vers Akaroa. Un sentier nous plaît bien mais il nous éloigne de notre destination. Dommage. Nous marchons sur le sentier gravillonné casse-mollets. Un oiseau (une pie ou un truc assimilé) frôle nos têtes. On en rigole. Il recommence 5 minutes plus tard, puis une 3e fois, passant encore plus près. On rigole moins. Les quinze minutes suivantes, nous marchons en nous retournant sans cesse parce que le piaf nous suit. Puis, il disparaît soudainement.

Okains Bay

Nous roulons vers Okains Bay, ses petites forêts de sapins et son camping. Je discute avec Ester, une jeune allemande qui voyage tout en travaillant. Elle a trouvé des emplois variés : la cueillette des pommes (c’est très très physique), brancardière (c’est plutôt cool). Tout près du camping, il y a le musée Okains Bay Maori & Colonial Museum. Murray Thacker, le « maire officieux » d’Okay Bay, a tout au long de sa vie assemblé une collection d’objets maoris : waka (canoës), vêtements, armes, mataku (garde-mangers), etc.

Le musée est constitué de plusieurs bâtiments. Il a parfois un coté bric-à-brac, certains objets semblent posés là car on ne devait pas savoir où les mettre. Mais c’est vivant, on n’a pas l’impression d’être dans un mausolée et on ressent que ces objets ont été utilisés. Et puis le musée a eu l’idée merveilleuse d’expliquer, dessins à l’appui, la signification des tatouages corporels et des sculptures sur les huttes traditionnelles. Cela nous aide réellement à mieux comprendre les symboles. Après les bâtiments concernant les Maoris, nous passons devant des reconstitutions de la vie des colons à la fin du 19e siècle : leurs maisons en bois, leurs ustensiles, leurs vêtements.

Fin du voyage en van à Christchurch

Nous quittons la magnifique presqu’île de Banks pour Christchurch, la grande ville. D’ailleurs, on se fait klaxonner à peine arrivés sur la rocade. Ah, l’ambiance citadine ! Le soir, nous sortons dans le centre-ville. Il garde encore des séquelles des tremblements de terre de 2010 et 2011. La cathédrale est entourée de murs de soutènement pour éviter qu’elle ne s’écroule encore plus. Nous avons réservé dans un bon restaurant. Niveau dress-code, nous ne sommes pas raccord avec les autres clients qui, sans être super chics, ont quand même fait des efforts de toilettes. Nous avions pourtant sorti ce qu’on avait de plus beau… en tout cas, ce qu’on avait de plus propre. Filet de bœuf ou côtes d’agneaux (bien être certain qu’on s’est fait comprendre sur la cuisson des viandes), tourte rhubarbe ou poire pochée, le tout avec un merlot de 2014. Excellent.

Après-demain, nous rendrons le van puis nous atterrirons à Auckland pour la dernière semaine en Nouvelle-Zélande.
Au fait, un truc bon à savoir : en Nouvelle-Zélande, le 30 septembre, il y a aussi le changement d’heure. Ça s’appelle le « Saving Hours ». Lors de notre arrivée au camping, le patron l’avait pourtant expliqué 2 fois à Jérôme qui n’avait pas compris, les 2 fois ! On s’en est rendu compte par hasard, mais suffisamment tôt avant notre vol du lendemain.

1 réflexion au sujet de “Péninsule de Banks et Christchurch”

  1. Coucou les voyageurs du bout du monde. J’espère que vous allez bien. Vincent m’a fait connaître votre blog et je suis heureuse d’avoir pu revivre d e fabuleux souvenirs à travers vos belles histoires…. on a qu’une envie c’est de repartir….
    Je vous embrasse gros bisous charlotte et Jérôme. Natasja

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