Auckland

Ile du Nord – 10/2018

J-1 – Auckland (1er au 7 octobre 2018)

Le vol depuis Christchurch s’est déroulé sans soucis. Les sandwichs offerts par la compagnie étaient insipides, mais gratuits.

Dans l’appartement de Sylvie et Ed, nous retrouvons la douceur de la moquette au sol, le confort d’un vrai lit avec SDB/toilettes privés. En revanche, nous n’avons pas de vue sur une montagne enneigée ou sur une plage peuplée d’otaries.

Le logement est sur 2 niveaux. L’entrée donne directement sur la porte de notre chambre et un escalier descend vers le salon/cuisine et la chambre de nos hôtes. Le bâtiment de trois étages est encadré entre une artère passante et la ligne de tramways, mais nous n’entendons aucun bruit. Nous sommes dans le quartier d’Eden Terrace, pas très loin du point culminant d’Auckland (Mont Eden), à 4 km au sud du centre ville.

Faire des courses nous permet de découvrir le quartier. On se retrouve rapidement dans une zone résidentielle avec des maisons anciennes en bois aux petits jardins très arborés. 

J-2 – BALADE AU MONT EDEN – maungawhau

Nous sortons du lit plutôt tardivement. Nous décidons d’aller au Mont Eden (Maungawhau), point culminant d’Auckland. Le site est à 20mn à pied de notre hébergement. C’est un volcan éteint dont le cratère est *tapu* (sacré) pour les Maoris. Le sommet ne fait que 196 m d’altitude mais on sent que ça monte.  

C’est un endroit où les habitants d’Auckland viennent se promener et se mêlent aux touristes. Il fait beau et la vue est dégagée : un 360° sur Auckland et sa baie. 

On réalise que la capitale n’a rien à voir avec celles que l’on connaît : pas très étendue, aérée, peu de buildings… très agréable pour s’y balader ! Voici un lien très sympathique vers « le petit journal sur Auckland« .

J-3 – Visite du musée d’Auckland

Nous partons visiter le Musée d’Auckland qui se compose de 3 niveaux. Les expositions sont très variées, fournies et intéressantes. Il y a une partie « histoire naturelle », « ethnologie sur les îles du Pacifique », « culture Maori », « mémorial » etc.

Nous commençons par le rdc avec une expo sur le féminisme et la question : « où en est on ? ». C’est très bien fait, c’est un véritable coup de coeur. Alors, où en est-on de l’égalité homme-femme ? On a bien avancé… mais il y a encore du boulot !

Une exposition permanente retrace les différentes guerres où les Néo-Zélandais ont pris part aux combats. Comme c’est un pays qui a sa pleine indépendance depuis 1907, ça ne fait pas beaucoup de guerres. Un historique et des reconstitutions des combats des deux guerres mondiales occupent une grande partie de cette expo. C’est pas mal fait du tout. Mais pour nous Français, biberonnés aux guerres mondiales depuis notre enfance, c’est du déjà vu.

Nous continuons avec la culture Maori où sont présentés de magnifiques wakas (canoës maoris), Mere (maisons de réunions maoris) dont certaines pièces datent de plusieurs siècles et l’histoire sur les traditions maoris. Plusieurs exhibitions de danses et chants traditionnels maoris sont présentées.
La qualité, la beauté et l’ancienneté des pièces exposées sont bien supérieures à ce que nous avons vu au musée de Okains Bay, mais il manque l’âme des objets. À Auckland, on est dans un (magnifique) sanctuaire.

Nous enchaînons après un p’tit pique nique avec l’exposition sur les volcans. Nous y trouvons d’ailleurs une belle photo du Piton de la Fournaise de l’Ile de la Réunion. Encore une fois c’est bien documenté et le côté interactif est pas mal, notamment pour les enfants. À propos d’interactif, une salle simule, sons et images à l’appui, l’éruption d’un volcan qui surviendrait au milieu de la baie d’Auckland. Et bien, tout serait dévasté ! Étonnant, non ?

En attendant le volcan dévastateur, et après un rapide dîner dans un resto chinois, nous marchons dans les rues du centre-ville à la recherche d’un dessert. La carte d’une crêperie (française) nous attire, les prix nous font fuir. Deux rues plus loin, nous tombons sur un vendeur de crêpes, à des prix très corrects. Mais le serveur n’y connait rien. Son sourire est inversement proportionnel aux galères qu’il rencontre pour préparer notre petite commande. Au final, l’aspect n’est pas terrible, le goût non plus.

J-4 – Ile Tiritiri Mantangi

Le ciel est dégagé, un beau soleil nous accueille. Nous prenons le bus pour accéder au port. C’est clairement la bonne journée pour visiter l’île Tiritiri Mantangi. Pour l’atteindre il faut prendre le bateau – 75 mn de traversée – une 50aine de visiteurs environ. L’île est une réserve naturelle protégée qui accueille de nombreuses espèces d’oiseaux : perruche, perdrix, Tui, Tiaka, pingouins, etc.

Beaux moments de balade sur l’île où il n’y a pas de voitures, pas de poteaux électriques, seulement un bâtiment qui fait office de musée et de snack et le chant des oiseaux. Un vrai bonheur !

Nous pique-niquerons sur une petite plage sans personne à l’horizon.

J-5 – A la recherche d’un breakfast…pour finir avec un croissant français…

Depuis notre arrivée à Auckland, Jérôme a envie d’un breakfast avant de partir de NZ. En route alors ! …hum ! Ça s’annonce mal, à 10h30 pas grand chose d’ouvert. Nous prenons quand même la direction du Newmarket sur les conseils d’Ed et Sylvie. Il s’agit d’un grand quartier de magasins et restaurants. Nous ne trouvons pas de resto proposant un breakfast. Soit nous sommes des buses , soit nous ne sommes pas dans le bon quartier. Peu importe, j’ai faim ! Il faut trouver quelque chose.

A l’approche d’un bâtiment type hangar, Jérôme aperçoit un drapeau français. On y découvre un café-restaurant « l’Atelier du Fromage » – , avec son étal de fromages français, ses baguettes, les pains au chocolat et croissants et ses serveur(euse)s français(es). OK ! C’est bon, on s’arrête là, ça va nous coûter un bras, mais pas grave, on s’installe. Un régal ! On en repartira avec un bon fromage.

Petit déjeuner à la French touch
Nostalgie quand tu nous tiens…

J-6 Dernier jour

Déjeuner à l’appartement où nous dégustons notre fromage. Bon sang ! Qu’est que cela nous avait manqué. Préparation de nos sacs à dos pour le voyage.

Le soir nous dînons au « Al Volo » d’une très très bonne pizza. A notre retour nous retrouvons Ed et Sylvie avec qui nous partageons des infos sur Bali notre prochaine destination. Nous échangeons également sur leur pays (prix de l’essence jusqu’à la vie plus chère dans l’île du sud que celle du nord) et sur leur projet d’un tour d’Europe dans un an.

Le lendemain direction l’aéroport via le Skybus (40mn de trajet). En chemin petit sms de Air NZ nous apprenant que notre vol aura 2h de retard. C’est pas vrai ! Encore de l’attente dans un aéroport !

Avant de monter dans l’avion, nous jetons un dernier regard vers le ciel bleu clair et le vert profond des collines. Le vent de NZ nous souhaite bon voyage, toujours présent celui-là, même s’il est moins frais qu’il y a 2 mois.
Les sièges de l’avion semblent très bien. Ah non, zut, c’est la 1ère classe. Dommage !

Enfin nous décollons pour Bali.

Pour finir voici un florilège de ce qui nous a marqué pendant ces 2 mois et demi en nz

  • les cafés qui proposent de bons plats, voire délicieux et pas trop chers, junk food mais fait maison et qui ferment à 15h ou 16h,
  • La difficulté à trouver des cigarettes pour Jérôme, la Nouvelle-Zélande se voulant le 1er pays sans cigarette. On en trouve, mais aux caisses des supermarchés ou des magasins de ventes d’alcool. Tu dois savoir quelle marque tu souhaites, car les paquets sont cachés dans des armoires. Et c’est extrêmement cher !
  • les habitants (adultes et enfants) très relax qui marchent nus pieds, en short et quel que soit le temps (mais quand même avec le bonnet en hiver),
  • les routes gravillonnées et glissantes,
  • les locaux très relax, souriants, qui aiment tout ce qui a trait à la nature et activités extérieures,
  • les cuisines toutes équipées dans les campings,
  • le nombre d’élevages de vaches, de moutons, de pintades et de biches/chevreuils au km2,
  • les collines vertes,
  • la quasi absence d’autoroute : on met parfois un peu de temps à faire un trajet mais la vue n’est jamais obstruée par un viaduc en béton brut.

Laisser un commentaire