Whakapapa et Tangariro National Park

ILE DU NORD -08/2018

Nous quittons la côte Est pour le centre de l’île, direction le Parc national de Tangariro. La végétation change, nous sommes dans un paysage pré-alpin, nous prenons de l’altitude et perdons des degrés. Nous apercevons les 2 volcans et leurs sommets enneigés.

Village de Whakapapa

Arrivés au village de Whakapapa, nous avons perdu 10°C par rapport aux températures de la côte et, pour nous souhaiter la bienvenue, une fine pluie verglaçante se met à tomber. Là, sans chauffage, ce n’est pas tenable. Jérôme demande à la gérante du camping si elle peut nous dépanner. Pas de problème, elle nous prête gratuitement un radiateur électrique à bain d’huile. Cool !

Nous allons à la pêche aux infos auprès du centre du parc. Nous apprenons qu’au vu des conditions météo, il n’est pas possible d’emprunter le fameux sentier de Tangariro Trail sans équipement (crampons et piolets). Ce n’est pas grave, il y a plein d’autres sentiers accessibles avec un minimum d’équipement (vêtements chauds, chaussures et bâtons de randonnée).

Ridge Walk et Nature Trail

Nous resterons 4 nuits au camping. Comme nous sommes arrivés assez tôt à Whakapapa, nous décidons de faire quelques petites balades alentours : le Ridge Walk et le Nature Trail. Le premier permet d’avoir une belle vue sur la vallée et sur le château de Tangariro. Bon, la neige et la température commencent à tomber, retour au van. Vive le radiateur, notre nouvel ami pour ce séjour.

Silica Rapids

Le lendemain, nous décidons d’aller voir les Silica Rapids (2h30 AR). La météo s’est encore plantée. La neige tombe drue. Le sentier est très sympa, mais dès qu’on est à découvert, le vent se fait mordant. Nous empruntons par moments des passerelles de bois.

Plus on avance et plus ces passerelles sont enneigées, voire verglacées. Le chemin s’avère bien glissant. Arrivés aux rapides, ben là, l’eau n’est pas rapide du tout, sûrement à cause des gelées.

Dans ce camping, les douches sont gratuites et illimitées, mais, comme partout en Nouvelle Zélande, les sanitaires ne sont pas chauffés. Alors le déshabillage est rapide et le séchage énergique.

Taranaki Falls

Le 3é jour, la météo n’est toujours pas au top. Nous décidons quand même de marcher. Nous empruntons le sentier qui permet de se rendre aux chutes de Taranaki Falls où nous traversons de grandes plaines sur lesquelles poussent les « tussocks » (broussailles ou touffes d’herbes), caractéristiques de la Nouvelle-Zélande.

Le paysage nous fait penser à certaines scènes désertiques de vieux westerns américains avec les montagnes en décor de fond. Des promeneurs flânent autour de la cascade. La station de ski est fermée à cause du vent, donc les skieurs se rabattent sur la promenade.

Lacs Tama

Le dernier jour, nous quittons le camping. Il fait un temps magnifique, ciel bleu, soleil et presque chaud. Le camping s’est réveillé de très bonne heure : les retardataires sont encore au petit-déjeuner, les lèves-tôt attendent pour acheter des forfaits de ski. Nous allons randonner et découvrir les Lacs Tama.

Le paysage est magnifique et on y retrouve un peu la Plaine des sables de la Réunion, la neige en plus. Les Monts Ruapehu et Ngauruhoe se dressent fièrement de part et d’autre du sentier. L’accès aux sommets est interdit : sanctuaires sacrés. Nous ne sommes pas les seuls sur le chemin : en plus des touristes, il y a aussi les locaux qui profitent de ce we ensoleillé et de la station de ski toute proche.

On s’habitue vite aux sentiers de randonnée néo-zélandais. Ils peuvent prendre la forme de véritables petites routes où est disposé du gros gravier, ou de constructions en bois avec un grillage fin pour éviter les glissades. De chaque côté, pour assécher le sentier, des fossés sont creusés. Quand il y a une irrégularité de terrain, on trouve des marches. Ce sont les Roll’s Royce des sentiers ! Et évidement, des panneaux indiquent les directions à chaque intersection. Les marcheurs n’ont pas vraiment à se préoccuper où ils posent les pieds, ils peuvent se consacrer aux paysages.

Nous arrivons au 1er lac, d’une très belle couleur vert émeraude, enchâssé dans un ancien cratère. À ses côtés, une petite plaine est striée de neige. Après ce lac, le sentier change de physionomie et devient plus rustique. Il est de plus en plus boueux avec la neige qui fond sous le soleil.

Nous continuons la montée jusqu’au 2é lac. En fait, nous arrivons à un point de vue qui surplombe le lac. Là, nous nous rendons compte que nous ne sommes pas les seuls Français présents, à croire qu’un bus nous a tous déposés là.

Sur le chemin du retour après déjeuner, Jérôme tape la discute avec une locale et moi avec une jeune backpaker allemande qui va travailler un an dans une école.

Nous quittons cet après-midi le centre de l’île pour remonter vers Coromandel. Nous nous arrêtons dans un superbe camping gratuit près du Lac Mareatai. C’est la pleine lune ce soir, elle se reflète, énorme sur le lac. La nuit est de toute beauté et très calme (3 vans seulement).

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