Budva

Laissant Ulcinj derrière nous, nous remontons vers le nord, direction Budva et sa vieille ville fortifiée. Budva est, d’après les guides, l’un des fleurons du tourisme monténégrin, attirant des foules de vacanciers avides de soleil et de fêtes et une flopée de promoteurs avides tout court. On la surnomme « la Miami monténégrine ». Tout un programme. Ce n’est pas notre came d’habitude, mais c’est notre dernière occasion de découvrir une nouvelle ville monténégrine, avant d’enquiller les 2 500 km du retour.

Nous avons réservé une piaule dans les faubourgs. Bâtis sur la colline, les voies y sont abruptes. Nos hôtes ne parlent pas anglais, pourtant, quand ils sortent les verres de raki, nous comprenons qu’ils nous souhaitent la bienvenue. La chambre est spacieuse, les lits plutôt pourris. Surplombant la ville, nous profitons du beau coucher de soleil.

Le lendemain matin, nous saluons nos hôtes (sans raki cette fois-ci), descendons vers la mer et garons le van sur un parking gratuit à 20 min de marche de la vieille ville.

Nous longeons la plage, encadrés par les barrières des parcelles privées d’un coté et les devantures de bars et restos de l’autre. Les chaises longues sont briquées et disposées sur le sable, les mégots se mêlent aux posidonies et deux ruisseaux à sec servent de dépotoir. Ça ne nous met pas en bonne condition.

STARI GRAD de BUDVA

Enfin la vieille ville. On y rentre par les remparts et on laisse le hasard nous guider dans les ruelles. 

Comme on ne peut s’empêcher de comparer, nous trouvons un air de ressemblance avec le quartier historique d’Ulcinj. En effet, ces deux villes, endommagées par deux tremblements de terre en 1979, ont été en grande partie rebâties. Ulcinj, bâtie sur des falaises, offre néanmoins au visiteur une vue quasi-permanente sur la mer. Budva, quant à elle, est entourée de remparts et on y a surtout vue sur les cafés, sur des magasins d’objets inutiles et sur les touristes qui affluent en groupes plus en plus compacts. 

église de la Sainte Trinité (1804)

De l’extérieur, l’église parait petite, mais à l’intérieur, les décors et l’architecture apportent une illusion de volume.

Après la visite de l’église, nous marchons sans but. Et là, c’est la prise de conscience : on s’emmerde. C’était la visite de trop. Désolé Budva, tu vaux sûrement mieux que cet avis négatif et définitif.

Comme il n’est pas imaginable de payer 5€ un café avec vue sur le bob bleu du voisin (c’est une question d’honneur et non une question financière), nous quittons le quartier historique. Après quelques minutes de marche, nous entrons dans un troquet où trois pépés regardent de la variétoche à la télévision, assis à des tables aux nappes vichy où sont posés des œufs durs et du sel. On se prend un dernier turkish café avant de reprendre la route.

Dovidenja ! (au revoir), nous lance un des pépés quand nous quittons le troquet.

Dovidenja CRNA GORA ! (au revoir Monténégro). Nous avons passé cinq semaines magnifiques.

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