LA PRESQU’ÎLE DE BUKIT, le sud de bali – Partie I

JIMBARAN ET LE SUD DE BUKIT

octobre 2018

 

Après 2 mois et demi à traverser les îles du Nord et du Sud de la Nouvelle-Zélande et après de 11 mois de voyage, il est temps de rentrer en métropole. Mais nous avons besoin de faire le plein de soleil et de chaleur avant de retourner en France et 23 heures de vol ne nous font pas rêver. 

Nous décidons d’une (petite) escale à Bali pour 4 semaines de découvertes et de rencontres. Nous commençons par la Presqu’île de Bukit, le paradis du surfeur.

Carte de la presqu'île de Bukit

Arrivée et installation au guest-house Ulu Bali

Après 9 heures de vol depuis Auckland (et -7 heures de décalage horaire), nous voici à l’aéroport de Denpasar. À la sortie, une « floppée » de taxis attend le touriste. Les prix s’envolent ! Nous sommes à 30 minutes de notre guesthouse.

Et c’est dur de se mettre dans la peau du négociateur après des mois sans avoir eu à négocier quoique ce soit. Les chauffeurs annoncent un prix. Nous faisons une contre-proposition. Là, ils s’exclament que ce prix n’est pas supportable si l’on y retranche le parking, l’essence et les taxes. Et un chauffeur s’empresse de nous le prouver, calculatrice en main. 

Nous arrivons à un accord et optons pour un chauffeur sympathique, mais qui s’avère dans l’incapacité de nous conduire à destination, ne connaissant pas l’adresse… Un contact téléphonique entre le chauffeur et notre hôte et nous arrivons enfin !

Notre guesthouse pour 10 jours chez Made et Ni Luh

Nous sommes accueillis par Made, gérant de Ulu Bali homestay, hôte qui se révélera très sympa, chaleureux et de bon conseil.

La chaleur nous saisit et nous assomme un peu après avoir fait connaissance avec l’hiver austral de la Nouvelle-Zélande. On pose les bagages et on allonge nos corps fatigués, bercés par le chant des margouillats…😴🎶

 Visite du GWK et découverte des warungs

Clairement, si tous les p’tits déj sont du même acabit que ceux servis par Made, nous allons nous régaler tous les matins : thé, fruits en tranche (mangue, ananas, pastèque), smoothie banane/chia/sésame, pancakes, omelette, etc.

Nous demandons conseil à Made sur les activités et visites à faire aux alentours. Une 1ère chose à savoir est que la presqu’île de BUKIT est le paradis du SURFEUR ! Beaucoup de jeunes touristes surfeurs se baladent en scooter avec leurs planches. 

Inventifs les locaux pour satisfaire les surfeurs !

Nous avons installé l’appli GRAB, équivalent du Uber version asiatique. Ils ne sont pas opérationnels sur toute l’île, en raison d’une opposition féroce des taxis « officiels », les bemos. Cependant, les GRAB sont beaucoup moins chers et l’application sert de référence quand on veut négocier un prix avec un bemo.

Nous prenons un GRAB pour nous rendre au parc culturel GWK « Garuda Wisnu Kencana ». Ce lieu est dédié aux dieux et déesses hindoues et à leur histoire. Plusieurs représentations de danse et chant en costume traditionnel sont proposées.

Pour visiter certaines parties, nous devons nous vêtir d’un sarong en raison du caractère sacré du lieu.

Nous pouvons admirer de gigantesques statues représentant les dieux Wisnu, Kencana et Garuda. La dernière statue est l’incarnation de l’héritage culturel de l’Indonésie : 120 m de haut depuis la base du socle, 24 segments toute en cuivre et laiton. Elle représente les 3 dieux. La construction s’est achevée en juillet 2018.

La statue GWK - 75m de haut, 28 ans de construction, achevée en juillet 2018.

Ce lieu ressemble à un grand parc d’attraction avec ses boutiques de souvenirs et ses spectacles, plus destinés aux touristes qu’aux Balinais. Le business et le folklore ont pris le pas sur le sacré. Cela n’a rien à voir avec les cérémonies auxquelles nous assisterons plus tard.


Cela dit, nous n’avons pas regretté. Les spectacles étaient animés et colorés, décrivant des histoires d’amours, de passions ou de guerre entre dieux et déesses.

Nous finissons par la découverte des « warungs », restaurants proposant plusieurs choix pour former un plat coloré, goûtu et épicé (légumes variés, poissons et viandes frits ou en sauce, beignets…). Un vrai régal pour pas cher (env. 5€ pour 2).

Nous irons souvent nous délecter les papilles au Warung Campur Campur que nous conseillons vivement.

Un régal pour les yeux et les papilles !

SCOOTER DE LA MORT ET VISITE DU MARCHÉ DE JIMBARAN

Nous louons un scooter à notre hôte pour pouvoir visiter plus facilement la presqu’île de Bukit. Le scooter est un engin incontournable sur Bali. C’est le moyen de locomotion le plus employé (et de loin).

Nous découvrons (ce sera maintes fois confirmé durant notre séjour) que les routes balinaises ne sont pas prévues pour les marcheurs ou les cyclistes. Seuls les nécessiteux ou les fous utilisent encore ces moyens de déplacement. Les Balinais se déplacent massivement en deux-roues, avec ou sans casque, seul(e) ou en famille (nous verrons une famille de 5 personnes sur le même scooter). 

Comment dire ? Conduite à gauche, circulation très dense, pas de code de la route établi et une expérience de la conduite en scooter quasi-inexistante… C’est un vrai challenge ! Nous avons cru mourir 10 fois et pourtant Jérôme s’en sort comme un chef, moi en tant que copilote GPS. 

Nous prenons la direction de Jimbaran pour découvrir le marché aux poissons très réputé. 

Le marché bat son plein. Les bateaux de pêcheurs charrient la pêche du jour. Des camions près de la jetée apportent de grands cubes de glace aux pêcheurs avant leur sortie en mer.

Quant à ceux qui arrivent avec leur pêche du jour, ils la transportent dans d’énormes paniers remplis à ras bord.

Nous entrons dans le hangar et c’est énorme : des étals et bacs pleins de poissons, de crustacés, de fruits de mer (gambas, homards, crevettes, dorades, thons, crabes,…). Il est possible d’acheter du poisson (prix au kg) puis de le faire griller au BBQ au bout du marché.

Nous ne nous prêtons pas au marchandage, car nous n’y connaissons rien, encore moins la valeur des produits. Nous décidons d’aller déjeuner dans un warung qui propose le même service inclus et en plus, on est assis, l’océan face à nous.

Le repas nous coûtera 30 € pour 2 (545 000 roupies). Ça peut paraître cher en raison du coût de la vie du pays, mais savourer du poisson frais à ce prix-là plus la vue, au vu des tarifs pratiqués chez nous, le calcul est vite fait.

Le produit frais, le goût, les saveurs épicées...trop bon !

Visite du temple Pura Luhur ULUWATU et un massage énergique

Nous nous rendons au sud ouest de la Presqu’île de Bukit pour visiter le temple Pura Luhur Uluwatu, l’un des six temples les plus sacrés à BALI.

Ce temple se distingue par son emplacement. Il est bâti au bord d’une falaise de calcaire, donnant sur l’océan Indien et ses déferlantes tant appréciées par les surfeurs. Il aurait été érigé pendant le règne du Roi Sri Haji Marakata (1032-1036 av.JC), un des chefs spirituels du royaume.

Très belle vue sur la falaise et l'océan indien

Le temple n’est pas très grand. Nous déambulons, vêtus d’un sarong, dans un joli parc arboré, dont les habitants principaux sont les singes sacrés et très curieux. Attention à planquer tout ce qui brille : appareils photos (le mien a failli s’envoler), lunettes de soleil, bouteilles d’eau, etc. 

Beaucoup de statues jalonnent le parc représentant les divinités : Wisnu, Garuda et Kencana. La vue sur les falaises et l’océan est très belle.

Nombreuses statues avec une tête animale sur un corps humain

Le lieu attire de nombreux touristes, notamment asiatiques qui peuvent parfois être un peu agressifs dans leur façon d’appréhender les visites ; les perches à selfie se déploient !

Nous revenons à notre guesthouse. Jérôme est conseillé par Made pour un massage thérapeutique, car il a mal au genou.

À son retour, Jérôme est complètement claqué. L’heure de massage a été assez éprouvante. Le meilleur moment a été assurément quand ça s’est terminé ! Pour masser les cuisses, le masseur lui marché dessus, debout sur son corps ! Cela dit le lendemain, il se sent beaucoup mieux.

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